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Le livre «Documents sur la famille PAIRAULT; souvenir et d'enfance et de jeunesse» de Pierre PAIRAULT.

Écrit vers les années 1930, il retrace plus d'un siècle de vie paysanne en Sud Deux-Sèvres et plus particulièrement près de Celles-Sur-Belle dans une famille protestante.

Ce document est initialement issu d'une édition papier. J'ai décidé de le rendre un peu plus éternel en en réalisant une transcription informatique. Pour cela, j'ai utilisé principalement:

J'ai introduit le résultat dans Word™ et ai effectué la mise en forme en respectant au mieux la:

Toutefois, j'y ai parfois corrigé quelques fautes d'orthographe un peu trop flagrantes. J'en ai probablement aussi créées. J'ai ajouté une table des matières et quelques liens hypertextes en liaison avec les notes de fin de certains chapitres.

Je n'ai pas contacté les "ayant-droits" de cet ouvrage afin de savoir si ce document peut-être librement diffusé. Si ces "ayant-droits" s'en trouvent offensés, je leur présente dès à présent mes excuses. Je n'ai transcrit ce document que dans le but de perpétuer le souvenir tel que Pierre PAIRAULT avait souhaité le faire, en toute bonne foi et sans chercher quelque profit que ce soit.

Le nom de jeune fille de ma mère est PAIRAULT et c'est la raison de l'intérêt que j'ai porté à cet ouvrage. Le lien de parenté avec Pierre PAIRAULT remonte à mes ancêtres PAIRAULT aussi issus de la Groie-l'Abbé. Une sœur de ma grand-mère née à Sainte-Blandine en 1908 est aussi citée dans ce document (Émilienne SUIRE) ainsi que son époux.

Ce fichier pdf pèse 1 977 ko.


Un petit extrait:

... «Voici d'autres renseignements que m'a fournis mon cousin Gibouin qui habitait la Cure de Ste Blandine. Il les tient de son grand-père Jean Chaigneau. Ils ne concordent pas avec les précédents en ce qui concerne le curé, et les crois moins véridiques, parce que Jean Chaigneau né vers 1815 n'avait pu assister à ces événements, tandis que Jean Morillon né en 1746 avait 43 ans en 1789. Il était, je crois maire de Ste Blandine et devait être bien renseigné. Quoi qu'il en soit, il est certain que ce curé n'était pas populaire. Voici ce que dit mon cousin: "À la révolution, l'église fut pillée par les habitants de Ste Blandine qui brûlèrent les ornements et les archives sur la place du puits de la Roue. Ils amenèrent de force le curé Bastien et le firent danser à la ronde avec eux autour du brasier en le malmenant sérieusement. Ensuite ils mirent le feu à l'église. Dans la nuit le curé jugea prudent de partir secrètement, mais il était surveillé car un nommé Jonas grand-père de Jean Hypeau, armé d'un fusil, le rattrapa sur le chemin du grand fief (à l'époque route de Brioux) au lieu-dit Barbarin et lui envoya un coup de fusil qui lui passa bien près la tête, car le chapeau resta sur le terrain, traversé par la balle. Quant au curé, il disparut et ne donna plus signe de vie. Certains ont supposé qu'il avait passé en Espagne. Ce qui restait de l'église subit le sort de la Cure et les fermes des métairies qui en dépendaient. Environ vingt à vingt-cinq ans après la révolution, le propriétaire de ferme qui habitait Martigny, près d'Aiffres, démoli à peu près les deux tiers de l'église pour rebâtir et agrandir la maison d'habitation de la ferme. En examinant cette bâtisse on remarque que la partie rebâtie à cette époque n'est pas en moellons mais en belles pierres de taille dont plusieurs sont sculptées et auraient décoré la façade de l'église. Parmi les pavés de la maison, on voit aussi de grandes pierres tombales portant les inscriptions relatives aux seigneurs du Courteil (Laffite où la Faye) qui étaient enterrés dans l'église.» ...


Dernière modification: Vendredi 9 septembre 2005.